1ère Table "DD3.5 - Eberron" Groupe MON 

Soumis par Saghonval le dim 30/12/2018 - 09:50

Une beau commando suicide, le "Commando Leviathan" composé de :

- Erekosë, l'humain prêtre-barde-guerrier et son chien de garde "Mastok" (Jherek)
- Laudra, l'humaine spadassin (Thomas)
- Ko'rath "Le Bourreau", le tieffelin guerrier (Kronkhar)
- Thrace, le forgelier psion (Harti)
- Harlan Ord'Ren, l'humain guerrier-psi (JP)

 

CR de la séance du 14/12/2018 publié :

Une dernière séance de 2018 qui se finit plutôt sur une bonne note pour le Commando Léviathan...
La Cathédrale est atteinte. Le groupe est vivant. Laudra a su piquer la curiosité du Seigneur d'Utopia en lui parlant de Drogon et de leur mission.
Il se pourrait que l'accès aux vestiges du légendaire navire venu des étoiles soit autorisé...
Mais le Seigneur d'Utopia ne semble pas vous avoir encore tout dit...
Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année !
On se retrouve le vendredi 11/01/2019 pour de nouvelles aventures...
A++
SAG.

Un plan pour assassiner le Prince des Cendres est élaboré.

Il a été longuement mûri... Réussira-t-il ?

Vous le découvrirez dans l'interlude narratif à venir !

A+ SAG.

La Gazette est sortie ! Demandez le journal ! Retour des Abysses après les jeux de Kostchtchie !

Les recos musicales du moment pour accompagner l'ensemble sont :
1. https://www.youtube.com/watch?v=KEGKuGgUv7s

2. https://www.youtube.com/watch?v=KwhjlNvF-4Q
ou
https://www.youtube.com/watch?v=VcByktP-mdE

A++

SAG.

Oh pinaise !
Ca c'est un plan qui s'est déroulé presque sans accroc...
Exactement comme on l'avait prévu... Ouais, certes, à quelques détails près dus à l'influence chaotique du 23ème Plan Abyssal, on va dire.
Mais bon, le résultat est là : Prince des Cendres : 0 / Within Temptation : 1

Tout le monde est de retour à la maison (même si quelque chose me dit qu'on aurait du rester sur place pour profiter de la nouvelle ère politique d'ArchaOs).
Je me demande comment s'en est sorti le petit Peluchard et s'il a réussi son ultime esquive !

Aller ! Merci Tonton et Viva la Revolucion !

Hello Groupe MON,

Je vous propose un créneau avant le 10.04. durant lequel je serai disponible sous Discord pour échanger et réaliser avec vous l'installation (simple) de la table virtuelle Fantasy Ground. Le serveur (mon PC) sera joignable à ce moment-là.

Je vous ferai la distribution des licences à ce moment là.

Date proposée : Lundi 30.03 de 21:00 à 22:00.

Me dire si cela vous convient.

Cdt,

SAG.

Un de plus…
Nous sommes le 4ème Dil du Mois de Nimm et Laudra l’aurait presque oublié, mais il y a deux jours, elle prenait un an de plus.
La chose paraissait futile, d’autant qu’elle n’était même pas certaine de cette date et de son âge.
C’était sans doute un mensonge de plus qu’on lui avait consenti, ou qu’elle-même s’était forgé.
Un instant symbole qui permettait de savoir d’où elle venait à défaut d’où elle allait.
Le Premier Jour du Reste de ma Vie… Comme dirait l’Autre.
Et quelle vie. Les 31 derniers cycles n’ont pas été calmes et tranquilles pour la jeune femme. Loin de là.
Et la dernière année qu’elle venait de passer avait été plus dense que toutes les précédentes encore…
Et qu’est-ce que lui réservait la suite ?

Debout en équilibre fragile sur le garde-corps qui surplombait un des points de vue à-pic de Croche-Falaise, elle portait son regard sur la mer.
Elle repensait aux paroles du Maître des Runes Tarok ir’Kundarak :
« Si le Cauchemar prend fin, reviens ici ! Derrière le cadeau, il y a aussi une promesse d’embauche. Le Maître du Business a de grands projets pour relancer l’économie ! ».
Elle ne put s’empêcher un sourire au souvenir de cette proposition assez digne de l’esprit des Nains, surtout de celui d’un prêtre de Kol Korran.
Sourire bien vite effacé : « Si le Cauchemar finit… ».
Finira-t-il un jour seulement ? Quelque chose lui dit que oui, il finira bien à un moment, qui semble d’ailleurs se rapprocher, inévitablement. Reste à savoir s’il restera encore quelqu’un pour envisager une quelconque relance économique…

Laudra dégaina alors Dragathil de son fourreau. La lame se mit à briller immédiatement.
Conformément à ce que lui avait indiqué le Maître des Runes, elle banda sa volonté et fit s’éteindre cet effet, d’une simple pensée.
Elle regarda la Rapière. Un ouvrage admirable et digne des plus belles forges naines.
Elle ne se souvient pas avoir remercier Torak pour ce cadeau. Mais après tout, elle le méritait.
Les brûlures sourdes sur sa peau lui rappelaient sans cesse tout les sacrifices qu’elle avait pu engager dans ce combat. Elle ne se posait même pas la question de savoir si elle était digne de porter cette arme.
Elle avait la main sure, le geste précis et le coup mortel.
Elle était une des meilleures lames du Khorvair, et peut être même désormais la meilleure !
Un  spadassin accompli.
Et ce qu’elle avait fait avec ses compagnons, ces derniers mois, prouvait à tous qu’elle, tout comme les autres, étaient à la hauteur de la confiance et des espoirs qu’ils avaient mis en eux.
Oh oui ! Elle méritait cette lame !
Le problème était ailleurs…
Serait-elle en mesure demain d’aller au bout de tout ça, allait elle encore avoir la force d’esprit d’avancer, et de mener à bien sa Quête.
Elle n’avait jusque là été motivée que par une seule chose : le respect de son contrat. Comme l’avait dit le Prêtre des Runes, c’était d’ailleurs ce qui l’avait fait remarquer par son Dieu.
Une parole est une parole. La renonciation est un parjure. Et le parjure est une faiblesse.
Mais cela suffirait-il à continuer. Elle savait qu’il lui faudrait autre chose pour renforcer sa volonté et aller au bout de son engagement : de l’espoir.
Et ceci lui faisait peur. Une trouille comme jamais elle n’en avait ressentie.
Car c’était là un sentiment qui avait quitté la jeune femme depuis bien longtemps, qu’elle avait plus précisément rangé dans un coffre dont elle avait jeté la clé.
Et il se trouve qu’à cause des malheureuses petites phrases anodines de ce Nain, elle venait de remettre la main sur cette satanée clé. Et l’angoisse de l’utiliser était vorace.

Pour se donner contenance et reprendre son calme, elle pointa la lame vers l’avant, bras tendu à l’extrême, dessinant les courbes fines et félines de ce corps qu’elle avait su créer et modeler années après années.
Elle fit courir son regard le long de la lame, pour en percevoir l’éclat rouge des rubis qui y étaient subtilement plantés.

«  Une bien petite broche pour un plutôt gros gibier ! »

La voix était celle de Ko-Rath. Le Tieflin était arrivé derrière elle quelques instant auparavant. Elle avait perçu sa présence aux premiers instants. La discrétion n’était pas son fort.
De plus, les mois passés auprès du Guerrier avaient permis de tisser des liens qui lui permirent de savoir tout de suite que c’était lui. Symbiose et synergie, l’adresse et la force, la précision et la puissance… La beauté et…
Elle esquissa pour elle même un petit sourire sur cette dernière pensée mutine, puis elle lui répondit :

«  Sans doute, mais telle la petite arrête qui peut étouffer par mégarde le plus solide des hommes, s’il le faut, j’irai lui planter au fond de la gorge pour le forcer à recracher ce qu’il a mangé.
Il ne le digère pas de toute façon, et ses flatulences vont finir par avoir raison de ce monde ! »

Elle se tourna vers le Tieflin qui esquissa un signe de tête affirmatif, posé, fidèle à lui-même.
Il était appuyé sur son immense hache dévastatrice, qui avait presque coupé en deux, d’un seul coup brutal, le corps de cet Archi-Troll.
Pourtant, elle n’était même pas certaine que la puissance de l’arme et de son porteur puisse venir à bout du gros poisson qu’ils devaient aller pêcher.

-  Alors prête à entrer dans la Légende ? Reprit Ko-Rath.
- Je dirai plutôt dans l’Histoire...
- Quelle différence ?
– Les légendes sont telles que l’on raconte à de stupides aventuriers en mal d’action ou des enfants à qui on veut provoquer le rêve, la crainte ou la peur. Elles sont l’apanage des troubadours et des nourrices, reflétant dans l’esprit et le cœur de l’auditoire, autant le vrai que le faux, l’histoire avec un petit h plus que celle avec un grand H. Cette dernière, je veux dire, celle avec un grand H, est une trace laissée dans la trame du temps, une donnée scientifique, prouvée. Elle ne fait pas tant rêver qu’elle donne aux générations future un exemple, mais aussi une origine de la situation dans laquelle elle se trouve à son époque.
Elles savent ainsi que ce qu’elles vivent, et si elles le vivent… Elles le doivent à ceux qui ont écrit cette Histoire avant eux. Voilà la différence.
- Ce n’est pas un peu présomptueux, Laudra ?
- La présomption réside dans le doute.
La Spadassin saut alors du parapet et se dressant de sa petite taille, plante son regard vif dans celui de son compagnon d’arme :
- Doute-tu ? Cher ami ?
Le sourire carnassier qui apparaît alors sur le visage du semi-démon répond de lui-même à la question.