Les Ombres d'Esteren - Saison 8 - " Till don Stòr "

Soumis par Thomas le dim 07/02/2021 - 11:25

Nos voyageurs au long court sortent des évènements du Haut Mudan avec un sentiment plutôt mitigé. Ce qu'ils ont vu et vécu restera gravé dans leurs âmes et ne sera pas sans conséquence.
Mais leurs actions leur ont tout de même permis de tisser des liens profonds avec Anaïs Cruyssec, qui se révèlera sans doute une alliée bienvenue dans leur quête.

Car leur objectif principal se fait rapidement rappeler à eux.
Alors qu'ils sont de retour vers Osta Baille, deux Chevaliers Hilderins viennent à leur rencontre.
Ils les pressent de rentrer à la capitale Royale, car quelque chose est arrivé à leur compagnon du Temple et au Capitaine Roderick.

En arrivant sur place, ils apprennent que les deux hommes ont finalement mis la main sur Zeke, mais que Roderick en a perdu la sienne, dans un combat contre le géant qui a réussi à prendre la fuite.
Honfroy, blessé gravement, leur apprend par ailleurs qu'un Seigneur local, à l'est de la ville, a été retrouvé mort il y a quelques jours...
Ce qui inquiète bien évidemment Jérémiah, car les Terres des Mac Aldur se situent dans les environs.

Ils vont vite découvrir qu'au jeu du chat et de la souris, ils sont devenus les rongeurs.
A eux désormais de reprendre la main et de retrouver ceux qui désormais s'en prennent à leurs proches.

Un nouveau voyage s'annonce, vers le Nord et vers l'Ouest, pour certains vers là où tout à commencé... Un retour aux sources : " Till don Stòr "

Voici le point sur vos dépenses sur cette première partie de voyage.
Elle ne prennent en compte que les achats d'hébergement et de repas.
Les menues-dépenses relatives par exemple aux dons en daols pour obtenir quelques informations n'y sont pas recensées, ils ont normalement été retirés de vos valeurs sur le moment.
Les prix comptent les négociations habituelles.

Osta Baille - Mudan :
Une nuit en Gîte : 2 dB
Une nuit à l'Auberge des 3 Roys (deux chambres + repas) : 14 dB
Une nuit à Mudan à l'Auberge du Bas (1 chambre et 3 places en dortoirs communs + repas) : 15 dB

Mudan - Ard Monach :
Deux nuits en Gîte : 4 dB
Une nuit à L'Hostel des deux Boucliers (deux chambres + repas pour 3) :  35 dB

Vous retirez tous 3 rations de voyage de votre équipement.
Il faudra que vous refassiez vos stocks si vous êtes à court.

Liquidités :

Avant la répartition des fonds obtenus d'Anaïs, la situation d'Aberdeen est : 25 Braises, 16 Azurs, 2 Givres.

Rations :

A l'arrivée à Ard Monach il ne lui reste plus aucune ration dans son sac et il a fallu qu'elle pique une ration à quelqu'un ou qu'elle se paye l'équivalent d'une ration de voyage dans un relais pour manger à sa faim (elle ne compte pas faire l'impasse avec le nbre de kms parcourus).

Aube du 23ème jour d’Ear. Le feu avait fini par embraser la petite construction de bois qui servait de serre, tant occulte que malsaine.
Ceux qui étaient en état, tentaient d’en circonscrire l’étendue afin de préserver les autres bâtiments. Les deux Chevaliers Hilderins survivantes, Adéliane et Esther, aidées d’Aberdeen et de Jeremiah, se relayaient entre le puit et l’incendie. Honfroy, quant à lui, était sur ses pieds mais plutôt affaibli, et il tentait pendant ce temps de récupérer des indices et des éléments au sujet de ce qui se tramait dans cette mine, avant que le feu ait tout emporté.

Ainsi, furent éloignés et regroupés au centre du campement, les corps d’Ethoran et de celui qui était apparemment le certain Yvon Joren. Avec ceci, quelques ouvrages, parchemins et matériel qui semblait intriguant.
Le Sigire avait écarté l’idée de traîner le corps massif de Zeke. De toute façon, il ne craignait pas de le voir partir en flamme.

Le tour du campement et de la mine permirent de constater plusieurs choses.
Sur la petite trentaine de mineurs qui constituaient les équipes, une moitié environ avait subit les manipulations horribles de Yvon.
Ils étaient presque tous morts. Seuls 2 survivaient pour le moment aux blessures du combat et un autre fut retrouvé enchaîné dans une des cabanes.
Sans doute le dernier né de ces créations.

Le plus terrifiant, ce fut de se rendre compte qu’il s’agissait bien d’êtres humains, et non pas, à proprement parlé de Féondas. Ce qui aurait sans doute été plus simple à vivre.
Ils étaient d’anciens mineurs, dont les accidents multiples et certainement « aidés », avaient permis au magientiste de tester son œuvre.
La furie dont ils avaient été sujet trouva finalement son origine dans la mixture que contenait les tonneaux dans la mine : un mélange d’eau, de substances organiques non identifiable en l’état (mais végétales apparemment) et, conformément aux premières conclusions de nos voyageurs, de Gwilmine, très certainement issue de la production d’Ethoran et Zeke.

C’est cette drogue, maintenant connue de nos amis, qui devait être à l’origine de l’agressivité des mineurs transformés… Et la mixture devenait très certainement un moyen de rendre ces individus dépendant de leur « créateur » et de ses amis.

Les documents regroupaient des ouvrages sur la botanique, la médecine et le corps humain.
Les parchemins, des états de compte et des courriers.
Il n’était pas temps d’étudier tout ceci, d’autant que celui qui aurait pu être le mieux placé pour cela, à savoir Liam, était encore entre la vie et la mort.
Les deux Hilderins finirent par réitérer leur inquiétude et inviter notre groupe à partir, avant que la milice ne débarque.
Des mineurs et des gardes avaient du s’échapper. Cela ne tarderait pas à arriver.
C’est alors qu’ils regroupaient tout ce qu’ils pouvaient prendre, avec l’accord des Hilderins, qui leur demandèrent juste de laisser les documents officiels et certaines preuves accablantes, qu’Alban refit surface.

La disparition de leur compagnon silencieux était presque passée inaperçue.
Il arriva finalement dans le campement, passant les portes sur le dos d’un caérnide.
Alors qu’il se dirigeait vers le tas de matériel pour aider au départ, il prononça ces quelques mots :
« Aïndrid est bien passée par là… Elle est restée juste une nuit, puis a continué sa route. Apparemment vers Ard Monach puis vers l’ouest, de ce qui était prévu.
Elle n’a même pas dormi sur place. Ce qui veut dire qu’elle doit avoir pas mal d’avance sur nous… Apparemment treize ou quatorze nuits… »
Quelqu’un avait bien tenté de lui tirer les vers du nez avec un « Où as-tu eu cette information ? ».
Ce à quoi il avait haussé les épaules en répondant « C’est important ? ».

L’équipe finit ainsi de se préparer au départ, harnachant leurs deux amis gravement blessés, Masha et Liam, sur les chevaux des deux Hilderins morts. Ce qui serait plus confortable.
Esther leur indiqua une route pour atteindre l’Angarde sans passer par la ville.
Il fallait faire plus attention et ce serait un peu plus long, mais c’était plus sur que de traverser Ard Monach dans leur état, et en plein milieu de la journée.

La route allait être longue et les blessures reçues se rappelleraient encore de nombreuses heures à leur souvenir, traînant dans leur sillage, les images traumatisantes et angoissantes de cette nuit d’horreur et de mort.

La route pour l’Angarde des Hilderins fut des plus ardues.
A plusieurs reprises, leurs bêtes manquèrent de tomber, glissant sur une roche humide, ou n’anticipant pas une crevasse, cachée sous le manteau de neige persistant.
Liam et Masha étaient stables et leurs râles inconscients rassuraient leurs amis, de temps à autres.
La vision des murs ternes et gris de la forteresse fut ainsi une des plus belles choses qu’ils aient pu voir de leur vie.
Malgré le ciel plombé et le vent glacial, ils ressentaient alors un enthousiasme nouveau qui les aida à parcourir les derniers mètres les séparant de l’entrée.

Le Capitaine Alven MacSmirden apparut rapidement après avoir été avertie de l’arrivée des visiteurs. Son visage trahissait l’inquiétude de découvrir l’état du groupe et l’absence des Chevaliers Hilderins envoyés en escorte avec eux.
Elle ne fut pas vraiment rassurée à l’écoute des explications rapides que lui donna le groupe sur les événements qu’ils avaient vécus.
A l’évocation de la perte de deux de ses hommes, son visage s’obscurcit un instant.
Puis, sans doute par fatalisme, mais aussi car elle savait ce que cette mission pouvait apporter de terrible, elle invita nos amis à rejoindre la chaleur de son bureau.

Alors que Masha et Liam étaient pris en charge et commençaient à recevoir les premiers soins, Aberdeen, Jeremiah et Honfroy décrivirent, dans les détails, l’effroyable nuit qu’ils avaient vécu.
La capitaine écouta d’un air sérieux, comme à son habitude et à la fin, tint des propos assez brefs et directs, qui refusaient toute contradiction :

«  Installez-vous dans l’Angarde, le temps que vos amis soient sur pied. Nous allons vous aménager un peu de place. Je vous laisse voir cela avec le Chevalier Joan. Vous le trouverez auprès de vos compagnons. Pour ma part, il me faut partir au plus vite avec quelques Chevaliers, afin de sécuriser ceux restés à la mine. Nous nous reverrons d’ici quelques jours. »

Les jours qui suivirent s’annoncèrent comme une longue attente.
Une attente que nos Voyageurs mettront à profit pour faire l’inventaire de ce qu’ils ont pu trouver et emporter à la hâte dans le campement de la Mine…

Objets et Valeurs récupérés au campement :
- 6 Doals de Givre
- 8 Doals d’Azur
- 15 Doals de Braise

  • Des pépites d’or non traitées d’une valeur de 11 Doals de Givre.

  • La Hache de Zeke, dont le mécanisme vous est incompréhensible en l’état. Le seul qui pourrait avoir une petite idée de son fonctionnement est actuellement inconscient.

  • La Protection d’Ethoran. Une espèce de côte matelassée, reliée à ce qui semble être des Cartouches de Flux. Pareillement, le fonctionnement vous en paraît obscur.

  • Un ouvrage traitant de la botanique et de la culture des plantes.

  • Divers feuillets et rouleaux traitant de la fabrication d’onguents et de potions (A venir).

  • Un ouvrage médical étrange, concernant l’évolution et l’adaptation du corps humain. Sans l’éclairage des événements vécus récemment, cela aurait pu sembler être de la pure fantaisie. En préface de ce livre, quelqu’un a laissé un mot, comme une dédicace (Document à retrouver dans vos aides de jeu sous Roll20)

  • Un petit coffret retrouvé in-extremis dans la cabane d’Yvon, avant qu’elle ne parte en fumée. Il contient 4 fioles de  ce qui semble être de la Gwilmine et, plié dans le fond, un courrier à son attention (Document à retrouver dans vos aides de jeu sous Roll20)

  • Sur Ethoran, dans une poche de sa veste contenant quelques doals, un mot manuscrit y avait été glissé (Document à retrouver dans vos aides de jeu sous Roll20)

A la lecture des différents courriers récupérés, Aberdeen était devenue nerveuse...

Impatiente, chaque jour elle venait s'enquérir auprès du Chevalier Joan du moment où il serait à nouveau possible de faire voyager Liam et Masha...

Il fallait partir vers l'ouest... A la poursuite d'Aïndrid... Et le Chevalier MacAskaer avait très peur de connaître la destination que la traîtresse visait...

Année 908. Le 25ème jour d’Earr.
La Capitaine Alven Mac Smirden entra dans la cour de l’Angarde au Galop, suivie par deux de ses hommes.
Aberdeen, Honfroy et Jeremiah sortirent rapidement des bâtiments. L’excursion du Capitaine n’avait rien de banal puisqu’elle devait se rendre auprès du Duc Làn Mac Torrach afin d’évoquer avec lui les origines et conséquences de l’attaque de la mine d’or. Et cela faisait un moment qu’elle était partie.

«  Alors Capitaine ? » Demanda Aberdeen pendant que l’intéressée mettait pied à terre.
« Entrons, je suis trempée. Je vous parle de cela autour du feu. »
Le petit groupe se dirigea vers le bureau de Mac Smirden, où cette dernière retira sa longue pèlerine totalement rincée. Elle s’approcha de la cheminée, tendant ses mains vers les flammes ravivées :
« Les entrevues avec le Duc Mac Torrach sont loin d’être ce que j’apprécie le plus. »
Elle fit une pause, soufflant dans ses doigts, avant de reprendre : « On ne peut pas dire non plus qu’il le plus agréable et chaleureux des êtres. Mais ce qu’on peut dire, c’est qu’il n’était pas dans la meilleure composition. Sa mine d’or est à l’arrêt et ce qui s’est passé sur place est des plus graves.
Mais il a l’atout d’être juste et à l’écoute lorsqu’on sait être efficace. »
Elle se tourna vers le groupe : « j’ai tâché de l’être le plus possible ». Puis elle continua en replongeant son regard dans l’âtre :
« Je lui ai servi ce que nous avions convenu : un groupe de mes hommes à la recherche d’informations sur une attaque dans la région s’est présenté à la mine et y a découvert l’existence de ces… Féondas. Par hasard. Je ne sais pas s’il a cru à mon propos, mais se ce n’est pas le cas, il n’en a rien montré.
Ce que je ne sais pas non plus, c’est s’il était au courant des malversations qui se passaient sur place. Mais j’aurai tendance à croire que ce n’était pas le cas. Au moins pour partie.
Il m’a indiqué que cet Yvon Joren s’était présenté à lui il y a quelques mois de cela. Il proposait ses services de Magientiste. Le Duc, de son propre aveux, n’est pas très à l’aise avec ces individus, surtout depuis que son Roi a pris un certain recul vis à vis de ceux-ci.
Mais l’homme tombait à pic. Le précédent intendant des mines, un certain Yrlin, venait de périr d’une maladie fulgurante. »
A nouveau, la Capitaine se tourna vers son auditoire :
« Oui, je sais ce que vous pensez. Et pour le coup, Le Duc est du même avis. A la lecture des événements, il s’agit là d’une bien étrange coïncidence.
Et je pense que c’est ce point qui à fait accepter à Mac Torrach mon propos. Même si il n’a du être convaincu qu’à moitié, comme je vous disais.
Il s’est par ailleurs décidé à se tourner vers quelqu’un du cru, pour la suite de la gestion de cette mine, quitte à perdre en discrétion, cette expérience lui aura servi de leçon.
Bref, vous n’avez rien à craindre sur ce point, normalement. Le Duc a d’autres problèmes à gérer que de vous chercher des puces sur le dos, qu’il ait conscience ou non de votre existence et du rôle que vous avez joué dans tout ceci. Et il ne se permettra pas d’envoyer de ses miliciens ici. Il a trop de respect pour notre ordre et pour son Roi. »
Avant que les trois autres personnes présentes dans la pièce puisse prendre la parole, elle continua :
« Ah, et tant que nous étions sur place, nous en avons profité pour poser quelques questions aux bonnes personnes. Compte tenu de la personne que vous poursuivez, je me suis dit qu’elle ne devait pas passer totalement inaperçue.
Elle est effectivement passée en ville il y a quelques semaines. Elle cherchait un Varigal pour la conduire dans l’ouest. Elle n’a pas été très précise sur sa destination mais elle souhaitait quelqu’un qui connaissent très bien la région, et notamment les Vaux plus au nord. Quelqu’un qui parcourait beaucoup ces routes.
Sa demande aurait pu sombrer dans l’oubli habituel des grandes villes… Mais elle a eu, par chance pour vous, la chance pour elle de tomber sur une des meilleures. Il se trouvait que Deirdre Louriène était de passage elle aussi en ville. Le genre de personne qui marque aussi les esprits. Elles ont pris la route il y a bien une quatorzaine maintenant. Autant dire qu’elles sont sans doute déjà loin. A votre place, je profiterai encore un ou deux jours de notre hospitalité pour remettre sur pieds vos compagnons… »
Les trois compagnons se regardèrent, inquiets. Les pistes étaient encore multiples mais elles se resserraient. Restait à savoir vers laquelle ils allaient se diriger désormais.

Je me désintéresse de la hache de Zeke comme si elle était une de ses vermines nimquires abattue...

Je voudrais céder les pépites aux Hilderains contre une modeste valeurs... J'en fais part.

Flash back de Jeremiah dans ses pensées...(Liam dès que tu seras réveillé, je te déconseillerai la protection d'Ethoran...)